Le chef instructeur - FRANCE SHOWAKAN

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FRANCE SHOWAKAN
LE CHEF INSTRUCTEUR

PREMIERS PAS
Pascal LESAGE sensei commence le karaté en 1980 dans l'école dont Taiji Kase sensei est le responsable en France; la Japan Karate Association.
Il s'entraîne presque tous les jours avec Hervé Botrel, Daniel Lautier et Angel Ibanez qui vont lui donner l'envie d'aller plus loin.
Comme beaucoup à l'époque, il suit les maîtres japonais;  Kase, Enoeda, Shiraï, Miyazaki et Kanazawa entre autre. Il pense pratiquer le "vrai karaté" mais en voyant des étudiants japonais lors d'un stage international en Belgique, il s'aperçoit que ça n'est pas le même karaté. Ses aînés lui confirment que sans aller au Japon, il est difficile de comprendre vraiment ce qu'est le karaté-dô. C'est alors qu'avec 2 de ses camarades de dojo et l'aide de Daniel Lautier, ils décident de se lancer à l'aventure et partent pour le Japon pour étudier leur art à l'université en  septembre 1985.
       
LE JAPON  
C'est beaucoup plus difficile  qu'ils ne le pensent. On les refuse et leur demande des lettres d'introduction. Malgré l'aide des instructeurs JKA en poste en Europe, ils  arrivent  tout juste à être tolérés.  La JKA de l'époque est encore  très fermée et très dure, surtout pour des étrangers. Ils sont confrontés à beaucoup de problèmes. On leur dit que ce qu'ils pratiquent n'est pas le karaté JKA et qu'ils doivent tout réapprendre depuis  le début. Pour cela, ils doivent s'entraîner tous les jours et parfois plusieurs fois par jour. Les cours sont très éprouvants. On ne parle et ne mange que japonais. Il fait très chaud. Les 2 amis de Pascal ne vont rester que quelques mois à la JKA. Ils vont aller s'entraîner dans une école moins dure et vont finir finalement par revenir en France 10 mois  plus tard, eux qui étaient venus pour 2 ans.

TOKYO ET KOBE
Pascal se retrouve alors seul. Malgré les difficultés, il continue et va vivre ainsi 20 ans. Il  pratique d'abord à l'université et dans le dôjô d'une légende du karaté, Ozawa sensei, un élève de Gichin Funakoshi Sensei qui a développé le karaté aux Etats-Unis et qui est mondialement renommé.
C'est son jeune frère, Jun Sugano Sensei, 9ème dan JKA, également élève de Funakoshi sensei et chef instructeur JKA de la partie ouest (Kansaï)du Japon qui le remplace et qui va enseigner à Lesage sensei pendant plusieurs années. Selon le jour, les instructeurs  sont différents et les cours sont, bien sûr, en japonais. Deux personnes vont l'aider en lui expliquant en anglais de temps à autre. Le premier, s'appelle Hiroshi Matsuura et n'est autre que le chef instructeur du Méxique, revenu au Japon pour des raisons familiales. Le second est son sempai, Marc Waterhouse, le père de Miki Nakamachi.
Au cours de son séjour, Pascal  va  étudier le karaté-dô, la langue et la culture japonaise dans  plusieurs universités dont notamment la célèbre université de Takushoku  où les cours vont être suspendus pendant quelques temps pour cause de décès lors d'un entraînement. Pourtant, Pascal LESAGE, reste très marqué et continuera à s'entraîner comme dans cette université ou l'entraînement est basé sur les techniques de base (le kihon) et où ont enseigné Gichin et Gigo Funakoshi, Nakayama et Tsuyama sensei et qui a vu les plus grands karatekas. Tout en continuant à prendre des cours au hombu dôjô KA, son travail l'emmène à Osaka où il va trouver son dôjô; le SHOWAKAN.
 
LE SHOWAKAN
Il apprécie particulièrement ses sempaïs et professeurs tels Sakaï sensei, Osaka sensei ou Kawawada sensei mais  il va entretenir des rapports particuliers avec un qui va vraiment lui montrer la "voie". C'est Saito sensei.
Ce dernier a pris la place avec Kagawa sensei de Tanaka sensei à la tête de la JKA D'Osaka jusqu'à  l'arrivée d'un troisième du nom de Iwabuchi sensei. Le dôjô central JKA (hombu) s'appelle le SHOWAKAN. C'est dans ce dôjô que le français va apprendre l'esprit particulier du "budô". Saîto sensei est un personnage exemplaire et insiste beaucoup sur le respect du "dôjô ku".  Ses cours insistent sur le travail à la makiwara et sur l'étude des katas.
Le combat de l'époque appelé "dôjô kumité" n'a pas de règles.
Malgré son refus, il participera pendant plusieurs années à diverses compétitions en kata comme en kumité. Il  fera partie plusieurs fois de l'équipe d'Osaka aux championnats JKA du Japon. L'équipe "showakan" sortira vainqueur des championnats JKA de 1995 en combat. Les championnats du monde lui donne l'occasion d'entretenir des relations avec Daniel Lautier et de suivre l'évolution de la JKA en France. Il participe comme représentant d'Osaka, au fameux SHIHANKAï JKA qui va recodifier les kata Shôtôkan autour de Sugiura sensei en 1994.
  
  
L'ENSEIGNEMENT
En 1995, il commence à   donner des cours au dojo SHOWAKAN HONBU.
En   1999, il se voit confier la direction technique des dojo des villes d'Ashiya et de Nishinomiya.
Il est chargé d'enseignement à partir de 1992 à 2005 dans plusieurs universités et tout spécialement à l'Université Kansaï, celle où a enseigné Chojun Miyagi, où KENWA MABUNI a créé le premier club  universitaire Shito ryu en 1939 et où le NIPPON KENPO s'est développé. Le responsable des cours de l'éducation physique du karaté est un expert 9ème dan JKF, Ryuichiro Tomoyori Soké. Il se lie avec le club de karaté de l'université KEIO qui est le premier club de karaté   universitaire à avoir été créé et  où à le plus enseigné GICHIN FUNAKOSHI. Pascal fait partie de  l'encadrement officiel lors des premiers championnats du monde  universitaires et servira également d'interprète à l'équipe de France    (FFKAMA).
Il devient ainsi un des rares étrangers à avoir passer ces grades et examens au même titre que les candidats japonais.
  
 LE RETOUR EN FRANCE
En 2005, il revient en France avec on la charge de représenter le groupe Showakan en Europe.
L'accueil est différent de ce qu'il attendait aussi bien du côté JKA France que du côté de la Fédération Française. Le 20 mai 2006, la Fédération Française lui demande de se présenter au passage d'équivalence du 5ème dan de
karaté. Suite aux excellentes relations qu'il entretient avec le président de la ligue TBO de karaté et sur les ordres du dôjô central Showakan, France Showakan s'affilie à la Fédération Française de Karaté.
  
LA RECONVERSION
Ces 20 années passées à étudier le karaté-dô à l'autre bout du monde lui ont appris que le kata en était le tron, le kihon la racine et le développement du caractère le fruit. Il affirme qu'il faut reconnaître la valeur des autres styles tout en gardant le sien et que le niveau d'un pratiquant se juge sur son temps passer à pratiquer et sur l'application du dojo kun. Il s'efforce de développer un karaté "japonais" dans la technique mais surtout dans l'esprit; le karaté-dô  "culturel"  qu'il a appris au Japon.
En 2007, il fuit le karaté "commercial" en abandonnant la profession de professeur de karaté professionnel et est actuellement inspecteur expert au sein de Generali.
Depuis 2016, il fait parti du bureau de la JKA/WF France.
PAROLES DE SENSEI
La voie (dô en japonais) est plus important que la technique (jutsu en japonais). C'est l'essence du karaté d'après Gichin Funakoshi , le père du karaté.
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