Le Shihan - FRANCE SHOWAKAN

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FRANCE SHOWAKAN




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LE SHOWAKAN
PAROLES DE SENSEI
Le karaté "sport" se pratique quelques heures par semaine alors que le karaté"dô" se pratique tous les jours. Il fait partie de la vie comme les repas ou le travail.
LE CHEF INSTRUCTEUR ou le shihan

PREMIERS PAS
L'histoire de Pascal LESAGE shihan et le karaté commence il y a 40 ans, dans l'école dont Taiji Kase sensei est le responsable en France; la Japan Karate Association qui représente le karaté "Art martial".
Pationné, il s'entraîne quotidiennement avec Hervé Botrel, dans un dôjô de Daniel Lautier. Ce dernier et José (Angel) Ibanez vont lui donner l'envie d'aller plus loin.
Comme beaucoup à l'époque, il suit les maîtres japonais; Kase, Enoeda, Shiraï, Miyazaki et Kanazawa et d'autres, en stage.
Il pense pratiquer le "vrai karaté" mais en voyant des étudiants japonais lors d'un stage international en Belgique, il s'aperçoit que ça n'est pas le même karaté. Ses aînés lui confirment que sans aller au Japon, il est difficile de comprendre vraiment ce qu'est le karaté-dô. C'est alors qu'avec 2 de ses camarades de dojo et l'aide de Daniel Lautier, ils décident de se lancer à l'aventure et partent pour le Japon pour étudier leur art à l'université en  septembre 1985.

LE JAPON  
A Tokyo, la plupart des étrangers qui pratiquent le karaté JKA s'entrainenent au dôjô de Nakayama sensei (Hoitsugan dôjô) et au dôjô central, (sohombu) de la Japan karate Association à Ebisu.
A cette époque, le chef instructeur s'appelle MASATOSHI NAKAYAMA. Sous ses ordres, on trouve en autre les instructeurs Shoji, Abe, Asai.
Les anciens (sempaïs) portent le nom de Ueki, Osaka, Tanaka, Yahara, Kawawada. Ils arrivent tout juste à être tolérés. La JKA de l'époque est encore très fermée et très dure, surtout pour des étrangers. Ils sont confrontés à beaucoup de problèmes. On leur dit que ce qu'ils pratiquent n'est pas le karaté JKA mais la karaté JKA de l'Europe et qu'ils doivent tout réapprendre depuis le début. On les oriente alors vers les entraînements universitaires avec une vrai immersion et loin des dôjôs "touristiques". Pour cela, ils doivent s'entraîner tous les jours et parfois plusieurs fois par jour. Les cours sont très éprouvants. On ne parle et ne mange que japonais. Il fait très chaud..

Le KANSAI
Pascal va continuer à pratiquer et à vivre ainsi au Japon pendant 20 ans. Sur les conseils de Daniel LAUTIER, il se rend à Kôbé pour pratiquer avec un ami de Maître Kasé. Le dôjô est celui d'une légende du karaté, OSAMU OZAWA sensei, un élève de Gichin Funakoshi Sensei qui a développé le karaté aux Etats-Unis et qui est mondialement renommé.
C'est son jeune frère, JUN SUGANO Sensei, 9ème dan JKA, également élève de FUNAKOSHI sensei et chef instructeur JKA du Kansâi, qui le remplace et qui va enseigner à Lesage sensei. Nombre de "sempaîs" vont lui enseigner mais deux personnes vont l'aider en lui expliquant en anglais de temps à autre. Le premier, Hiroshi MATSUURA, un proche de KANAZAWA sensei, chef instructeur du Méxique, revenu au Japon pour des raisons familiales. Le second, est un canadien du nom de Marc WATERHOUSE, le père de Miki Nakamachi.
Au cours de son séjour, Pascal  va  étudier le karaté-dô, la langue et la culture japonaise dans  plusieurs universités dont notamment la célèbre université de Takushoku où un "accident" au cours d'un entraînement, va interrompre les cours pendant quelques temps. Pascal LESAGE continue à revendiquer le karaté de cette université où l'entraînement était basé sur les techniques de base (le kihon), où ont enseigné Gichin, Gigo Funakoshi, Nakayama et Tsuyama sensei et qui a vu les plus grands karatekas. Tout en continuant à prendre des cours au hombu dôjô JKA, son travail le fixe à Osaka où il va trouver son véritable dôjô; le SHOWAKAN.

LE SHOWAKAN
Il apprécie particulièrement ses sempaïs et professeurs tels Sakaï sensei, OSAKA sensei ou KAWAWADA sensei mais il va entretenir des rapports particuliers avec un qui va vraiment lui montrer la "voie". C'est Saito sensei.
Ce dernier a pris la place avec Kagawa sensei de Tanaka sensei à la tête de la JKA d'Osaka jusqu'à l'arrivée d'un troisième du nom de Iwabuchi. Le dôjô central JKA (hombu) s'appelle le SHOWAKAN. C'est dans ce dôjô que le français va apprendre l'esprit particulier du "budô". La Showakan, est très éloigné de l'esprit du "karaté touristique qui se développe après le décès, du chef instructeur, de la JKA, Nakayama Sensei.
Saîto sensei qui dirige, ce dôjô à l'ancienne, éloigné des clichés médiatiques, est un personnage exemplaire et insiste beaucoup sur le respect du "dôjô kun".  Les cours insistent sur le travail à la makiwara et sur l'étude des katas. Le combat de l'époque appelé "dôjô kumité" n'a pas de règles.
Malgré son refus, il participera pendant plusieurs années à diverses compétitions en kata comme en kumité. Il  fera partie plusieurs fois de l'équipe d'Osaka aux championnats JKA du Japon. L'équipe "showakan" sortira vainqueur en combat, des championnats JKA du Japon, en 1995. Les championnats du monde lui donne l'occasion d'entretenir des relations avec Daniel Lautier et de suivre l'évolution de la JKA en France. Il représentera Osaka, au fameux SHIHANKAï JKA qui va recodifier les kata Shôtôkan autour de Sugiura sensei en 1994.
  
L'ENSEIGNEMENT
En 1995, il commence à donner des cours au dojo SHOWAKAN HONBU. En 1999, il se voit confier la direction technique des dojo JKA des villes d'Ashiya et de Nishinomiya.
Parallèllement au karaté, il enseigne la français, à partir de 1992 à 2005 dans plusieurs universités et tout spécialement l'Université Kanaï, celle où a enseigné Chojun Miyagi, où KENWA MABUNI a créé le premier club  universitaire Shito ryu en 1939 et où le NIPPON KENPO s'est développé. Il va alors avoir des relations particulères et pratiquer avec le chef instructeur des cours du karaté, Ryuichiro TOMOYORI Soké qui est avec TSUYAMA sensei à la tête de la Japan Karate Federation. Son travail universitaire va également le rapprocher du club de karaté de l'université KEIO qui est le premier club de karaté universitaire à avoir été créé et  où à le plus enseigné GICHIN FUNAKOSHI. Pascal fait partie de l'encadrement officiel lors des premiers championnats du monde universitaires et servira également d'interprète à l'équipe de France. (FFKAMA).

Il rejoint ainsi la liste des rares étrangers à avoir enseigné au Japon, passer ses grades et qualifications au même titre que les candidats japonais devant le jury de senseis officiels.

LE RETOUR EN FRANCE
En 2005, il revient en France avec la charge de représenter le groupe Showakan en Europe. Malgré le soutien de son professeur, Osaka sensei, l'accueil est différent de ce qu'il attendait aussi bien du côté de la JKA que du côté de la Fédération Française. Le 20 mai 2006, la Fédération Française de Karate, refuse de reconnaître ses gardes comme elle le ferait pour un japonais et l'oblige à se présenter au passage d'équivalence du 5ème dan de karaté. Les responsables de la France JKA, semblent commercialement investis et réservent à Pascal un accueil discrêts. Suite aux excellentes relations qu'il entretient avec le président de la Fédération Française de Karaté et sur les ordres du dôjô central Showakan, France Showakan s'affilie à la Fédération Française de Karaté.
  
LA RECONVERSION
Ces 20 années passées à étudier le karaté-dô à l'autre bout du monde lui ont appris que le kihon est la racine du karaté-dô, le kata le tron et le développement du caractère le fruit. Il affirme qu'il faut reconnaître la valeur des autres styles tout en gardant le sien et que le niveau d'un pratiquant se juge sur le temps passer à pratiquer et sur l'application du dojo kun. Il s'efforce de développer un karaté "japonais" dans la technique mais surtout dans l'esprit; le karaté-dô  "culturel"  qu'il a appris au Japon.
En 2007,déçu par le karaté "commercial" pratiqué en Europe, il arrête de passer des grades et abandonne la profession de professeur de karaté pour devenir agent général d'assurances.
Un article sur Pascal LESAGE s'intitulera "Nul n'est prophète en son pays" et résume bien la position qu'il a en France. Tels la plupart des "étrangers" à avoir évolué au Japon, il n'a que très peu de reconnaissance.

JKAWF FRANCE
En 2013, il encourage la construction d'un second groupe officiel, représentant la JKA en France, et directement dirigé par la JKA Japon, la Japan Karate Association World Federation France.
Membre du bureau éxécutif, il est aujourd'hui chargé des relations JKA entre la France et le Japon.

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